Psychologue Positif FSP, IPPA Trainer, Coach et Speaker

À 41 ans, j’avais cru avoir réussi ma vie. Mais que voulait dire « réussir ma vie » lorsque j’avais cet âge ?
Tout d’abord une famille : un divorce à 33 ans, alors que j’étais avec une femme que j’aimais et que tout me réussissait professionnellement. Ce fut une des premières fortes claques de ma vie. Ceci m’a permis de comprendre l’importance d’être en lien affectif et d’entretenir ces liens. Je suis donc remarié avec une magnifique reine et l’univers nous offre deux enfants : une princesse et un prince.
Ensuite un bon réseau d’amis : avant ma séparation, le travail occupait plus de 80% de mon temps. Le reste était dédié aux soins corporels et à quelques moments de vacances. Une fois divorcé, je me suis retrouvé seul. En dehors de ma famille proche, je n’avais plus d’amis auprès de qui me ressourcer, trouver du réconfort et de l’amusement. J’ai donc construit plusieurs réseaux d’amitiés vraies et ceci tant en Suisse où je vivais, qu’à l’international où j’ai été amené à voyager.
Enfin un bon job : je suis mon propre patron et je dirige un groupe de sociétés familiales. J’avais eu la chance de quitter mes montagnes valaisannes pour travailler à Genève, New York, Hong Kong et Zurich, dans des sociétés prestigieuses comme American Express, McKinsey et Spencer Stuart. Reconnu dans mon travail, je suis approché par le leader mondial de mon domaine et décide de vendre les sociétés.
J’ai donc en plus de l’argent et du temps. Yes…, j’ai réussi ma vie ! Fini les pressions des banquiers, les exigences des clients, les négociations avec les fournisseurs, les plaintes des employés, je vais consacrer mon temps à ma famille et à moi-même. Je place ma fortune chez un ami gestionnaire à Genève. Il va la gérer comme j’ai l’habitude de fonctionner. J’aime la prise de risque et ça a déjà payé. En une nuit, j’ai gagné mon salaire annuel en bourse. Alors, vas-y, continue ! Nous sommes au début de l’année 2000 et c’est la période du boom high-tech. J’investis tout dans des sociétés cotées au NASDAC. Et maintenant, voyageons ! Nous partons en famille pour un tour de six mois en Asie et en Australie.
À notre retour, je contacte mon gestionnaire qui m’informe que les marchés ont chuté de 50%. Comme son modèle semble sérieux et compétent, j’accepte ses recommandations et garde mes investissements. Six mois plus tard, il ne me reste qu’un tiers de ma fortune et je décide de « prendre mes pertes », comme ils le disent, c’est-à-dire vendre mes titres et me retrouver avec un tiers de ce que j’avais investi une année plus tôt. Bien que cela fasse mal, il me reste encore suffisamment pour voir l’avenir avec sérénité. Je passe mon temps en famille à la maison, à jouer au golf, à entretenir mes amitiés et à voyager. Une petite vie de rentier.
18 mois après avoir cru réussir ma vie, je déprime et je ne comprends pas. J’ai tout, mais visiblement il me manque quelque chose d’essentiel. Quelque chose que la plupart d’entre nous cherchent… le fameux « Bonheur »!
Je décide alors de chercher à comprendre ce que le terme « heureux » veut dire. Je retourne à mes premiers amours, la psychologie. Je découvre la psychologie positive qui vient de démarrer aux États-Unis. C’est une recherche scientifique axée sur les comportements qui améliorent réellement la vie des individus et des groupes dits «normaux» et en bonne santé. Elle examine les causes qui nous amènent à nous épanouir et à prospérer et recommande des stratégies pratiques pour favoriser notre propre développement. Cette recherche couvre des concepts tels que le bonheur, les choix, la fluidité, l’optimisme, le bien-être, la confiance, les valeurs, les forces de caractère, la gratitude, la gestion du temps et des énergies, la puissance, la responsabilité, l’intelligence émotionnelle et sociale, la réalisation d’objectifs, l’acceptation de soi, la confiance en soi, les relations, la rencontre, l’espoir, la résilience, le sens de la vie, la sagesse, la méditation, la pleine conscience, le pardon, le détachement, l’enquête appréciative et les pratiques spirituelles.
Pendant les 15 ans qui vont suivre, je m’intéresse également aux guides spirituels. J’en rencontre sur tous les continents et de toutes les origines : des gourous tibétains, des naguals amérindiens, des swamis indiens, des maîtres chinois, des chamanes sibériens, des soufis turcs, des sages américains, des penseurs anglais, des philosophes suisses, des moines français.
Une des premières histoires qui me frappe est celle de ces moines tibétains qui ont de la compassion pour les geôliers qui les torturent. Comment est-ce possible?! Je pense à Jésus qui sur la croix dit : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Mais d’où vient cette capacité d’aimer ceux qui les maltraitent, alors qu’ils sont eux-mêmes en grande souffrance ?
Tous ces guides m’apprennent que la vie est un chemin. Ils ont tous, à un moment donné, connecté avec l’infinité de la vie dans chacune des cellules de leur être. Lors de cet éveil ou illumination, ils sont passés de l’ombre à la lumière, de la dépendance à l’indépendance, de la conscience de l’extérieur de soi à la conscience de l’intérieur de soi, du conditionné à l’inconditionné, de l’emprisonné à l’être libre, du rêve à l’éveil, de l’individu au tout, de l’être imparfait au déjà parfait, du déconnecté au connecté, de l’illusion à la vérité, du pêcheur à Dieu.
Plus j’en côtoie, plus je distingue ceux qui expliquent et font des théories de ceux qui incarnent cette force de vie qui est en chacun de nous par leurs actes purs et leurs paroles vraies. Je comprends que ces derniers ont « simplement » réussi à se débarrasser de toutes les limitations que nous nous imposons. Ils vivent avec une compassion simple pour tous les êtres de notre univers. Ils sont en connexion permanente avec la nature et expriment consciemment de la gratitude envers chaque petit événement que la vie leur offre. J’observe également que chacun est arrivé à cet état d’esprit d’abondance par des chemins différents. Le cheminement de chacun s’est fait en résonnance avec ses capacités physiques et intellectuelles, son éducation, ses expériences, ses croyances, ses guides, les enjeux du moment et des lieux de sa présence.
J’essaie moi aussi d’être le plus vrai et sincère possible. J’ai cheminé par « essais-erreurs ». J’ai goûté à la luxure et au succès. J’ai rencontré le vide, l’abandon et la perdition. J’ai ensuite pu redéfinir ma mission sans tenir compte du regard et des pressions des autres. J’ai découvert que ma raison d’être se réalise chaque fois que je fais briller les yeux des êtres que je rencontre. Petit à petit, j’ai pu établir quelques principes de fonctionnement. Lorsque je les respecte, je me sens plus aligné avec ma vraie nature. Je reste en lien avec les évènements de notre environnement incertain et stressant décrit plus haut. J’ai synthétisé ces principes dans une formule que j’appelle la « formule de l’abondance » ou « l’état d’esprit PODnow® ». Je ne prétends pas être arrivé à me débarrasser de tous mes conditionnements, loin de là. Par contre, cette formule m’aide à cheminer dans cette direction. Je sais, par les formations que je donne, qu’elle aide également beaucoup d’autres personnes à devenir plus heureuses et plus sereines. Avec la formule PODnow®, les livres, sites web, ateliers et formations à distance, mon intention est de proposer des « solutions» simples et pratiques, utilisables dans n’importe quelle situation privée ou professionnelle, pour vous aider à progresser à la rencontre de vous-même.